Témoignages

Témoignage de Jean-Genès, haïtien vivant à Paris : "j'ai réussi à téléphoner à mon ancien pasteur qui habite à Croix-des-Bouquets" après Tabarre (où se trouve la Maison des Anges). Il m'a dit qu'hier vers 16h45, alors qu'il était à Port-au-Prince, il a du abandonner son véhicule à la sortie de la capitale car il y a eu le tremblement de terre. Il a mis 1h30 pour arriver à Croix-des-Bouquets. Sur son chemin, il est passé à Tabarre où le tremblement de terre venait de démarrer. Il a fait le tour de ses paroissiens toute la journée. Au centre de Port-au-Prince, la situation est terrible, Petionville, Carrefour sont fortement touchées. Partout les familles  se regroupent à l'extérieur abandonnant les maisons, même les constructions neuves n'ont pas pu résister au séisme.". Jean-Genès continue "j'ai réussi à joindre des personnes de ma famille, il y a des morts, des personnes en vie, nous sommes sans nouvelles d'un cousin qui devait partir à la mauvaise heure aux Etats-Unis. Nous attendons, espèrons, prions. Ma femme et moi, nous avons acheté plein de cartes téléphoniques, pour appeler, pour savoir. On ne compte pas les sous, on ne compte pas son temps. Ma grande fille qui est au collège ici en France, est partie en pleurant ce matin. Elle est revenue, elle ne parle plus. C'est douloureux pour tout le monde. Et nous nous sommes à l'abri mais la douleur traverse les distances.

Témoignage des écrivains haïtiens qui étaient présents lors du séisme : "http://www.lepoint.fr/actualites/2010-01-20/haiti-les-ecrivains-temoignent-du-seisme/914/0/415267

Témoignage de Marie, haïtienne vivant dans le 78 : "c'est terrible, tout ce qui est impensable arrive à Haïti. J'ai perdu ma mère, ma tante, ma grande cousine, elles n'ont pas pu sortir assez vite pour les deux premières, la dernière était handicapée. Mon frère a du faire un choix, les aider ou sauver les enfants. Il a voulu retourner dans la maison, la maison s'est effondrée, un petit morceau lui est tombé sur la tête, pas de sang, rien, il était à terre, mort. Comment va-t-on faire pour payer les enterrements et pour aider les vivants ?"